Tout commença officiellement le 1er février 1939, avec la naissance, à Ismalia, de Claude François, qjoique certaines personnes contestent, encore aujourd'hui, cette date. Claude, à la suite de la destruction des archives de l'état-civil pendant la guerre de Suez, en aurait profité pour se rajeunir...
Les partisans de cette thèse étayent leur argumentation, entre autres, d'un article paru dans "Paris Presse", dans lequel Claude fêtait, en 1963, ses treinte printemps en compagnie d'amis.
Mais laissons de côté cette mauvaise querelle qui avait le don particulier de l'énerver.
A cette époque, en Egypte, la vie est douce. La famille François habite une somptueuse villa à quelques kilomètres d'Ismalia et le père de Claude est l'un des principaux responsables de la Compagnie du Canal de Suez. Le petit Claude se révèle un enfant modèle : à la maison, où chaque soir il s'endort bercé par les mélodies italiennes que lui chante sa mère, et à l'école, où il est le premier de sa classe. Claude s'intéresse déjà à la musique, attiré par les mélopées arabes que l'on peut entendre aux abords des quartiers populaires.
C'est quand il atteignit l'âge de cinq ans que les parents de Claude lui firent donner des cours de violon. Lui, aurait préféré le piano. Hélas, à cette époque, dansla bourgeoisie égyptienne, un garçon de bonne famille se devait de manier l'archet. Claude était doué, très doué. Il n'avait pas son pareil pour retenir une mélodie, même si les cours de violon ne furent pas pour lui un bon souvenir. A l'âge de dix ans, sa mère, à sa demande, lui offre une batterie. Pour Claude, c'est une révélation : il sera batteur. Avec quelques copains, il forme un groupe et joue devant des amis, lors de réceptions.